lundi 26 octobre 2009

le lundi au soleil


Bon ben les copains nous voila lundi, toujours au soleil pour moi, dans un climat qui s'est adouci, 27 degrés bloqués au thermomètre depuis 15 jours. la meilleure période, celle ou ta ni trop chaud ni trop froid, ou tu peux bronzer peinard et te rafraîchir dans l'eau à 22 degrès.

Samedi soir hippy hop sur une terrasse, un peu ambiance MTV Base, sauf que je suis venu accompagné, damned, mon browning. Un mauvais mélange de whiski vodka bissap m'a rendu chiffon vers 3 heures, ça m'a rappelé la troisième.


Dans la région ça sent un peu trop le bruit de bottes ces temps ci. En plus de la guinée, ou les militaires sont de plus en plus friands de jeux sexuels à base de fusil dans la chatte des opposantes, d'autres psychopathes commencent à montrer leur talent en Casamance, dans le sud du pays (à la frontière guinéenne), ou les rackets et les assassinats se multiplient, au nom d'un pseudo indépendantisme de façade qui cache mal des préoccupations financières. Les tours opérateurs sont furieux quand on en parle, c'est vrai quoi, mollo sur l'alarmisme, ya du tourisme dans le coin....

Autre petit caillou dans la chaussure, toujours au sud du pays, la Guinée Bissau, ce joli petit narco état dirigé par les colombiens via le Président Sagna, qui menace militairement le Sénégal pour un problème de terres à la frontière. Les deux armées sont "en état d'alerte", pour changer...

Vu que nos 2500 militaires à nous, les gentils, s'emmerdent au Sénégal depuis deux ans a faire des opérations civilo militaires mièvres, loin de l'odeur de la poudre, et que les officiels multiplient les discours "musclés" sur la sous région, l'espoir d'un nouveau Biafra commence à gagner nos fiers soldats. A leur tête, y'en a des qui ont une belle expérience en Centrafrique, au Tchad, a Djibouti, à Bouaké, que du lourd. Des gars bien quoi.

lundi 5 octobre 2009


Yapabon la Guinée

Ca commence à sentir pas bon la Guinée. D’abord les militaires défoncés au crack qui tirent sur la foule et violent les opposantes, ensuite la communauté internationale qui fait part de sa sempiternelle « consternation », et les rumeurs qui enflent doucement, les mauvais mots qui ressortent, « conflit ethnique », « soussous contre peulhs », « besoin d’ingérence ». Kouchner qui fait dans le péremptoire : « je ne veux plus travailler avec Dadis », lequel répond « la Guinée n’est pas un arrondissement de Paris »…. En quelques jours un condensé de tous les symptômes moisis de la crise africaine moderne : Les militaires qui partent en sucette, les occidentaux qui s’inquiètent et qui font porter le béret à un capitaine Fracasse qui ne tient pas ses troupes, le tout sur fonds d’élection présidentielle reportée et de clivages ethnico géographique. Bref, rien de nouveau sous le soleil, mis à part un contexte tout sauf rassurant : l’absence d’Etat dans la sous région, devenue une poudrière (de coke et de dynamite).
A l’Est, la Guinée Bissau, narco état, est traversée de toute part par un rail de coke géant qui enrichit les gendarmes et coupe les couilles du pouvoir.
Au Nord, la Casamance sénégalaise, lâchée par Dakar, enclavée comme jamais, et où les pseudos rebelles, réarmés jusqu’au cou, refont la loi en braquant tout ce qui roule.
Au Nord, la Gambie, gouvernée par un fasciste auto proclamé guérisseur du Sida, devenue un ilot de contrebandier d’armes.
Au Sud, Sierra Leone –No Comment-
Pas mal d’inconnues pour la suite des événements. Si Dadis s’en va, quid de son armée, qui s’est habituée à faire la loi dans la rue de Conakry ? Comment éviter la radicalisation du discours ethnique, alors que les soussous tiennent la rampe depuis des décennies ? S’il reste, comment la communauté internationale pourrait faire confiance à un homme qu’elle a déjà commencé à diaboliser et donc à affaiblir ? Pour rappel, la Guinée était gouvernée jusqu’à l’an dernier par un des pires psychopathes Ouest-africain, feu Lansana Conté.